Communauté flamande | Analyse accord gouvernement
Analyse générale
Le gouvernement flamand accorde très peu d’attention à la lutte contre le racisme.
C’est au niveau du marché de l’emploi qu’il va le plus loin : tests de situtation académiques, reconnaissance plus fluide des diplômes étrangers, clauses antidiscriminatoires pour les marchés publics, plans d’action contre la discrimination. Le gouvernement Il manque cependant certaines opportunités, comme l’introduction de tests de situation proactifs et juridiques .
Dans le domaine de l’enseignement, le gouvernement s’en tient à des formations sur comment réagir lorsqu’on est témoins d’une situation de discrimination, à destination des enseignants et des élèves. Cela ne suffira pas à lutter contre les formes structurelles et institutionnelles de racisme dans l’enseignement
En ce qui concerne le logement, le gouvernement ne prévoit même pas de mesures anti-discriminatoires. C’est d’autant plus douloureux que le gouvernement n’esquisse aucune solution durable à la crise du logement qui ne cesse de s’aggraver. Pourtant, l’accès à un logement décent et abordable est l’une des clés les plus importantes pour construire une vie digne.
Dans le même temps, cet accord de gouvernement fragilise l’accès de certaines groupes de population à leurs droits fondamentaux.
- L’égalité des chances devient conditionnelle, pour les personnes qui « contribuent ». C’est assez surprenant: dans les faits, l’égalité des chances et des résultats est une condition de la pleine participation à la société, et non l’inverse.
- L’accès au logement (social) devient encore plus difficile pour certains groupes : exigences linguistiques plus strictes, contrôles accrus des propriétés étrangères, inclusion obligatoire d’informations sur les titres de séjour dans les contrats de location.
- Les parents d’enfants en âge scolaire qui ne parlent pas le néerlandais et ne suivent pas (ou ne peuvent pas suivre) de cours de néerlandais seront sanctionnés financièrement. Cette mesure désavantagera principalement les parents racisés.
Conclusion
Le gouvernement flamand mise sur la responsabilité individuelle des habtitant.e.s, tant pour réaliser leurs droits que pour lutter contre le racisme. Alors qu’il attend des gens qu’ils saisissent les opportunités qui s’offrent à eux, il manque lui-même de nombreuses occasions pour s’attaquer au racisme structurel. Certaines propositions contiennent même des traces de racisme et rendent encore plus difficile la participation de certains groupes de population à la société.
En même temps, le gouvernement écrit que le racisme n’a pas sa place dans la société. La Coalition NAPAR invite donc chaque ministre à examiner quelles initiatives supplémentaires sont possibles dans leurs domaines de compétence pour réduire le racisme. Nous sommes à leur disposition pour échanger à ce sujet.

